Méthodologie

La rigueur du renseignement, appliquée aux sources ouvertes

Algor Access ne se contente pas d'agréger l'information : nous la collectons, la datons, la croisons et la cotons selon une chaîne de traitement stricte. Voici, en détail, comment chaque événement cartographié devient une donnée fiable.

Illustration : réseau de sources collectées, croisées et cotées sur le dégradé Algor Int
Notre principe

Le renseignement ouvert mérite la même exigence que le renseignement classifié

Le renseignement de sources ouvertes souffre d'une réputation tenace : trop de bruit, pas assez de méthode. La plupart des outils se contentent d'agréger des flux (articles, alertes, publications) et laissent l'utilisateur trier seul le vrai du probable.

Nous prenons le problème à l'envers. Une information n'a de valeur que si l'on sait d'où elle vient, quand elle a eu lieu et à quel point elle est sûre.

C'est pourquoi chaque événement cartographié par Algor Access passe par une chaîne de traitement stricte, identique d'un théâtre à l'autre. Cette discipline a un coût, mais c'est elle qui transforme un flux d'actualité en un véritable outil de décision.

Traité avec rigueur, le renseignement ouvert n'a rien à envier au renseignement classifié.

6
Théâtres géopolitiques suivis en continu, du Sahel à l'Asie du Sud.
6 temps
Une chaîne de traitement unique, appliquée à chaque événement.
2 échelles
Fiabilité et crédibilité, cotées séparément sur chaque information.
La chaîne de traitement

Six temps, du signal brut à la carte

Chaque information suit le même parcours, sans exception. C'est cette constance qui rend nos analyses comparables, d'un théâtre à l'autre et d'une période à la suivante.

Temps 0101

Collecte

Tout commence par une veille large et continue. Imagerie satellite, bases d'événements spécialisées, agences de presse, presse régionale, publications de think tanks, canaux OSINT : nous mobilisons un large éventail de sources publiques, dans plusieurs langues, pour ne dépendre d'aucun point de vue unique.

Concrètement :plusieurs dizaines de sources par théâtre, surveillées en continu.
Temps 0202

Datation

Aucun événement n'entre dans la plateforme sans une date vérifiée. La datation n'est pas un détail : c'est elle qui permet de reconstituer une chronologie, de mesurer un rythme, de distinguer une escalade d'un fait isolé. Une information non datable est traitée comme telle : signalée, jamais déguisée en certitude.

Concrètement :date de l'événement et date de collecte, distinctes et conservées.
Temps 0303

Sourçage

Chaque affirmation renvoie à sa source primaire. Nous ne reprenons pas une information parce qu'elle circule : nous remontons à son origine. Lorsqu'une source ne peut être nommée (pour des raisons de sécurité), elle est référencée de façon non nominative, mais reste tracée.

Concrètement :chaque point de la carte ouvre une fiche reliée à ses sources.
Temps 0404

Croisement

Une information confirmée par une seule source reste une hypothèse. Avant validation, chaque événement est recoupé : on cherche la confirmation, mais aussi la contradiction. Les versions divergentes ne sont pas écartées, elles sont conservées et présentées, car un désaccord entre sources est lui-même un renseignement.

Concrètement :recoupement multi-sources systématique avant publication.
Temps 0505

Cotation

Chaque information reçoit une double note : la fiabilité de la source d'une part, la crédibilité de l'information de l'autre. Ces deux échelles, standard dans le renseignement, sont évaluées séparément, car une source habituellement fiable peut rapporter une information douteuse, et inversement.

Concrètement :une cote du type « B2 » accompagne chaque événement sensible.
Temps 0606

Restitution

Le travail ne s'arrête pas à la donnée. L'information vérifiée est mise en carte, intégrée à une chronologie et, à la demande, synthétisée dans un brief de sécurité. A chaque étape, la donnée reste auditable : vous pouvez toujours remonter de la carte à la source.

Concrètement :carte interactive, chronologie rejouable et briefs sur demande.
La cotation

Deux échelles, une lecture honnête de l'incertitude

Plutôt que d'afficher une fausse certitude, nous cotons séparément la fiabilité de la source et la crédibilité de l'information : les deux échelles de référence du renseignement.

Fiabilité de la source
A
Totalement fiable
B
Habituellement fiable
C
Assez fiable
D
Habituellement non fiable
E
Non fiable
F
La fiabilité ne peut être évaluée
Crédibilité de l'information
1
Confirmée par d'autres sources
2
Probablement vraie
3
Possiblement vraie
4
Douteuse
5
Improbable
6
La véracité ne peut être évaluée
Nos sources

Des sources ouvertes, variées et toujours citées

Aucune source classifiée. Notre matière première est publique : c'est sa diversité et son croisement qui font la solidité de l'analyse.

Imagerie satellite

Copernicus Sentinel-2, Planet Labs, Maxar : pour observer le terrain via l'imagerie satellite publique et commerciale.

Bases d'événements

ACLED, GDELT, UCDP, Kivu Security Tracker : des données structurées et reconnues sur les conflits armés.

Presse & agences

AFP, Reuters, AP, presse d'État et presse régionale, en français, en anglais et en arabe.

SOCMINT

X, Telegram et forums spécialisés : canaux militaires, milices et journalistes de terrain.

Think tanks & instituts

ISW, International Crisis Group, RUSI, IFRI, Carnegie : l'analyse de fond et la mise en perspective.

Investigations spécialisées

Bellingcat, Oryx et enquêtes en sources ouvertes : pour les cas qui exigent une vérification poussée.

Couverture

Les signaux que nous traçons

Sur chaque théâtre, la même grille de lecture : de l'affrontement ouvert au signal faible, en amont de la crise.

Affrontements armés
Combats, offensives, prises et pertes de localités.
Attaques asymétriques
Engins explosifs, embuscades, attentats, raids de milices.
Mouvements de forces
Redéploiements, renforts, déplacements de lignes de front.
Flux & trafics
Corridors d'armes, contrebande et routes migratoires.
Gouvernance & ressources
Contrôle de zones minières et d'infrastructures critiques.
Signaux faibles
Tensions communautaires et ruptures d'approvisionnement, en amont de la crise.
Nos garanties

Ce sur quoi nous ne transigeons pas

Indépendance

Aucun lien d'allégeance avec un État, un acteur armé ou un parti. Notre lecture n'est au service d'aucun camp.

Traçabilité

De la carte à la source primaire, chaque donnée reste vérifiable. Rien n'est affirmé sans pouvoir être remonté.

Sources ouvertes uniquement

Aucune information classifiée. Notre matière première est publique : c'est notre méthode qui fait la différence.

Datation systématique

Pas d'événement sans date vérifiée. La chronologie est la colonne vertébrale de chaque théâtre.

Questions fréquentes

Vos questions sur notre méthode

Utilisez-vous des sources classifiées ?
Non. Algor Access ne traite que du renseignement de sources ouvertes : imagerie publique, bases d'événements, presse, SOCMINT. Aucune information classifiée n'entre dans la plateforme.
A quelle fréquence les données sont-elles mises à jour ?
Les six théâtres sont suivis en continu. Les événements majeurs sont intégrés au fil de leur vérification ; chaque théâtre fait l'objet d'une relecture régulière, période par période.
Comment savoir si une information est fiable ?
Chaque événement porte une double cotation : la fiabilité de la source et la crédibilité de l'information, évaluées séparément. Vous lisez ainsi le niveau de confiance, sans avoir à l'estimer vous-même.
Que se passe-t-il quand les sources se contredisent ?
La contradiction est elle-même une information. Nous la signalons plutôt que de la masquer : l'événement est conservé, accompagné des versions concurrentes et de leur cotation respective.
Les sources sont-elles toujours citées ?
Oui. Chaque affirmation renvoie à sa source primaire. Lorsqu'une source ne peut être nommée pour des raisons de sécurité, elle est référencée de manière non nominative, mais reste tracée.

Une lecture du terrain en laquelle vous pouvez avoir confiance

Découvrez comment Algor Access met cette méthode au service de votre décision.